Une Québécoise file et tricote des poils de chiens

​Elle désire offrir un « souvenir animal » aux gens

Trucs et Bricolages
Une Québécoise file et tricote des poils de chiens

Carole Gauthier est une technicienne comptable qui a toujours été passionnée par les tissus, leur texture et leur mode de fabrication. Au fil du temps, elle s’est initiée au tissage et au filage de la laine. Et pas celle du mouton, celle du chien.

La créative a raconté à La Presse que lorsqu’elle s’est intéressée au filage, elle a appris qu’en France, des gens filait parfois le sous-poil des chiens (et même des chats) pour créer du fil pouvant être tissé ou tricoté. L’idée l’a séduite.

Elle a commencé à filer le poil de chien avec un vieux rouet et a affiné sa technique. Désormais, ses temps-libres sont consacré à la confection de souvenirs réalisés à partir de poils de chiens et chats.

Le sous-poil, c’est le duvet que l’on recueille quand on brosse l’animal de compagnie. Il a un rôle thermique et sa texture fine et soyeuse permet de créer un tissu très doux et plus chaud que la laine de mouton, en plus d’être un peu hydrofuge.


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Pour réaliser une tuque, on a besoin d’un minimum de 100 à 150 g de poil. On doit donc brosser pendant quelques mois et pour obtenir cette quantité.

Madame Gauthier reçoit les poils d’un peu partout dans la province et elle est maintenant tellement occupée qu’elle doit confier une partie de ses projets à des amis.

Les prix de ses créations varient selon la charge de travail. Bientôt, elle pourra bénéficier d’une cardeuse électrique, mais elle ne veut pas se lancer dans la confection de vêtements à la chaîne, comme on le voit en Allemagne, par exemple.

« Mon objectif est d’offrir un souvenir unique à ceux qui ont un lien affectif avec leur animal de compagnie », a-t-elle confié à La Presse.