
Accoucher en temps de COVID-19: comme ça se passe dans nos hôpitaux?
Les procédures et règlements peuvent être différents d'un hôpital à l'autre.
Vous attendez un bébé? Félicitations! Cependant, en cette période de pandémie de la COVID-19, vous êtes peut-être inquiète du déroulement de votre accouchement à venir. En effet, bien des choses changent en ce moment en milieu hospitalier.
Voici quelques informations sur la façon dont les mesures de protection mises en place dans les hôpitaux québécois peuvent affecter ce jour si important.
Il faut savoir que les choses varient beaucoup d’un hôpital à l’autre. Certains établissements ont assoupli certaines règles après le confinement, alors que d’autres ont choisit de les garder en place.
Mais la plupart des hôpitaux ont les points suivant en commun…
Un test de dépistage à l’arrivée
Dans la majorité des hôpitaux, la maman qui vient donner naissance doit passer un test de COVID-19 en arrivant. C’est notamment le cas au CHU Sainte-Justine et au CHU de Québec, entre autres.
Dépendamment du résultat, des précautions supplémentaires pourraient être mises en œuvres.
À certains endroits, une mère recevant un diagnostic de COVID-19 peut être transférée dans un établissement désigné pour yaccueillir son poupon.
La présence du père ou d’une personne significative
Depuis quelques mois, la plupart des hôpitaux acceptent à nouveau la présence d’une personne significative auprès de la maman en travail.
Cependant, à certains endroits, comme le CHU de Sherbrooke ou l’Hôpital général juif de Montréal, la personne qui accompagne doit attendre à l’extérieur pendant l’évaluation de la mère et peut ensuite rejoindre cette dernière quand elle est admise dans une chambre.
Dans quelques hôpitaux, tels que le Centre universitaire de santé McGill, l’accompagnateur ou accompagnatrice qui accompagne est admis(e) sous condition de ne pas présenter de symptômes et de ne pas avoir été exposée à au coronavirus. Au CHU de Québec, on permet à un conjoint avec des symptômes ou un diagnostic de COVID-19 d’être présent, à la condition qu’il demeure isolé avec la mère en travail et qu’il suive les règles de l’hôpital.
Au CHU de Sherbrooke, on fournit un iPad fourni à la maman pour qu’elle soit en contact vidéo avec son accompagnateur s’il ne peut pas être physiquement présent.

Au sujet du masque
À son arrivée au CHU de Québec et au CHU Sainte-Justine, entre autres, la maman en travail doit porter un masque. Ensuite, en se basant l’état de santé de la femme et sur le résultat de son test de dépistage, une infirmière déterminera si le port du masque est nécessaire pendant l’accouchement.
Dans certaines établissements, comme l’Hôpital général juif et le CHU Sainte-Justine, la personne qui accompagne la maman doit porter un masque en tout temps.

Une interdiction possible de circuler
Dans certains hôpitaux, la mère et son accompagnateur n’ont pas le droit de circuler en dehors de la chambre. C’est le cas au CHU de Sherbrooke et au CHU Sainte-Justine, alors qu’au CHU de Québec, seuls les parents porteurs de la COVID-19 ou présentant des symptômes sont confinés à la chambre.
Au Centre universitaire de santé McGill, l’accompagnateur doit rester dans la chambre pendant toute la durée du séjour. À l’Hôpital général juif, un accompagnateur qui quitte ne sera pas autorisé à y revenir. Notez que l’hôpital fourni le repas à l’accompagnateur.
Au CHU de Sherbrooke, on permet à l’accompagnateur de sortir pour chercher se procurer repas à la cafétéria de l’hôpital.

Les visites interdites
Bon nombre d’établissements hospitaliers n’autorisent toujours pas les visiteurs pendant le séjour de maman et bébé. C’est le cas entre autres au CHU de Sherbrooke et au CHU Sainte-Justine.
Au sujet des accompagnantes à la naissance
D’après un document du ministère de la Santé et des Services sociaux qui a été mis à jour en juillet dernier, une deuxième personne significative peut être présente à l’accouchement. En théorie, cette directive permettait le retour des accompagnantes à la naissance dans les hôpitaux.
Mais dans les faits, c’est beaucoup l’avis de l’établissement face à l’accompagnement en général qui détermine si c’est possible ou non, d’après la présidente de l’Association québécoise des accompagnantes à la naissance, Annick Bourbonnais, qui mentionne que la réglementation suggère que c’est à la discrétion des établissements d’appliquer la directive du MSSS à leur façon.
Selon madame Bourbonnais, une partie des hôpitaux comptent les accompagnantes comme des visiteurs et ne prennent pas en compte du fait qu’elles sont des professionnelles formées pour accompagner les femmes en travail.
Ce qui fait que rares sont les hôpitaux qui acceptent les accompagnantes en ce moment.
Au Centre universitaire de santé McGill et au CHU de Sherbrooke, les femmes en travail ne peuvent pas être accompagnées par une autre personne que leur partenaire.
Annick Bourbonnais a mentionné à Naitre et grandir que certaines femmes choisissent de changer d’hôpital afin de pouvoir avoir accès aux services de leur accompagnante. Pour les autres, il reste l’option d’être accompagnée virtuellement par vidéoconférence ou par téléphone. Ce qui n’est pas pratique pour un massage, par exemple…

Pour connaitre les bonnes informations au sujet des hôpitaux en cette période chaotique, on peut consulter Accoucher en pandémie, qui tente de regrouper tous les renseignements pouvant aider les futurs parents, dans chaque région de la province.
À tous les futurs parents qui accueilleront leur bébé en temps de pandémie, nous souhaitons un bébé en santé et tout le bonheur du monde en famille!
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