
Autocueillette en temps de COVID-19: à quoi s’attendre cet automne?
Là aussi, on devra changer certaines habitudes…
L’été se termine, ce qui veut dire pour plusieurs Québécois et Québécoises, une visite « aux pommes ». Cette sortie traditionnelle sera toutefois différente cette année, comme toutes les activités que nous avons l’habitude de pratiquer. C’est notre vie en période de pandémie…
La bonne nouvelle, c’est que l’autocueillette est permise. Mais il vaut mieux bien se préparer pour que l’expérience soit agréable. Le mot d’ordre pendant cette période unique: l’organisation.
Voici à quoi vous attendre et comment vous préparer…
Annoncer son arrivée
Avant de se présenter au verger, il faut vérifier auprès des propriétaires s’il faut s’annoncer, procéder à une réservation. Des pomiculteurs ont mis en place un système de réservation, afin de contrôler le nombre de visiteurs à la fois. Donc, on visite les sites web et les réseaux sociaux pour être à jour dans les infos. Sinon, il reste le bon vieux téléphone, le temps d’un petit appel!
Suivre les règles de circulation
Les propriétaires de vergers ont mis en place des trajets pour que les cueilleurs se croisent le moins possible, tant dans le stationnement que dans le verger.
De plus, on trouve sur place des stations de désinfection au kiosque d’accueil et à la boutique pour que les visiteurs se lavent souvent les mains. Des affiches devraient vous le rappeler!
Se faire à l’idée des files
Comme partout, il se peut qu’il faille attendre en ligne avant de procéder à la cueillette de fruits. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) exige que les entreprises agricoles fixent un nombre maximal de personnes pouvant accéder à leur site, quitte à rallonger les heures d’ouverture du site.
Des changements potentiels dans les paiements
À certains endroits, comme au Domaine Lafrance, à Saint-Joseph-du-Lac, les clients doivent maintenant payer les sacs avant d’accéder aux champs. Et non après la cueillette.
«Avant, les gens pouvaient prendre deux sacs et en rapporter un [puisqu’ils réglaient la note à la sortie]. Pour diminuer les manipulations, ce n’est pas possible cette année», a expliqué Émilie Patry, responsable des communications et du marketing du site agrotouristique, à Protégez-vous.

Des zones permises
Comme chaque année, une zone de cueillette est délimitée. Pour la saison 2020, certains producteurs de pommes ont agrandi leur zone permise pour permettre aux consommateurs de demeurer plus facilement distanciés physiquement. De plus, un plus grand nombre d’employés risque d’être sur place pour aider les gens. Au Domaine Lafrance, on emploie 120 travailleurs pour assurer le bon déroulement des activités, ce représente de 20 à 40 de plus que lors des années précédentes.
Résister à la tentation de croquer
C’est un petit deuil, mais il n’est pas possible actuellement de goûter à une pomme directement dans le verger, pendant la cueillette. Ceci dans le but de décourager les visiteurs de porter leurss mains à leur bouche, selon Les Producteurs de pommes du Québec. Il faudra attendre de se trouver dans une zone de pique-nique pour satisfaire son appétit.

Les repas en plein-air
Si les cueilleurs veulent manger un repas sur place, dehors, on suggère d’apporter une couverture ou des chaises, car plusieurs pommiculteurs ont remisé leurs tables, car elles sont difficiles à désinfecter.
Au verger François Juneau, de Saint-Mathias-sur-Richelieu, a toutefois réinstallé ses tables à pique. «On suggère toutefois aux gens d’apporter des couvertures ou une nappe et de désinfecter la table», a expliqué son copropriétaire, François Juneau,
Tracteur, fermette, aires de jeux et boutique
Le traditionnel « tour de tracteur » n’est pas offert en ce moment dans tous les vergers. Chez François Juneau, on a préféré annuler les balades, car l’équipe en avait trop gérer en ce moment.
Le MAPAQ permet le transport vers les champs, à condition que seulement 50% des places soient occupées et qu’une distanciation physique soit conservée entre les familles qui vivent pas à la même adresse.
Les aires de jeux, fermettes et boutiques peuvent rouvrir, dans le respect des consignes sanitaires. Cependant les pomiculteurs décident de le faire ou non.
Toujours au verger François Juneau, on a préféré fermer l’espace où les enfants peuvent nourrir des animaux pour se concentrer sur les activités d’autocueillette.

Au Domaine Lafrance, on a construit une deuxième boutique, pour aider la distanciation physique entre les clients. «On ne voulait pas que les gens attendent avant d’entrer dans la boutique», a confié Émilie Patry à Protégez-vous.
À la lumière de ces informations, irez-vous aux pommes cet automne?
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