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COVID-19: Une école québécoise donne des cours dans une serre

COVID-19: Une école québécoise donne des cours dans une serre
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À l’école Oasis, à Sainte-Françoise, les élèves de 5e-6e année de Josée Montminy mettent en pratique certaines notions de sciences apprises dans un lieu qui ne contient ni tableau interactif ou d’ordinateurs.

C’est le matin que l’enseignante fait la classe dans une serre, puisqu’il fait plus chaud en après-midi.

«On a deux locaux», a expliqué l’enseignante, qui a conservé sa classe à l’intérieur de l’école afin de permettre aux élèves d’accéder à un ordinateur ainsi qu’aux portails en français et en mathématiques, quand c’est nécessaire.

Habituellement, la classe de cette enseignante est «flexible », ce qui signifie que les élèves peuvent s’asseoir plusieurs à la même table ou au sol. Mais en cette période de coronavirus, ce n’est plus possible. 

«Ça bouleverse évidemment le quotidien des enfants», a confié madame Montminy au Courrier du sud. Mais l’enseignante a échangé de façon constructive avec les parents et ses élèves à ce sujet, avant le retour en classe. 

«Sur le coup, ils étaient déçus qu’on doive oublier la classe flexible. Des parents ont même remis en question le retour de leur enfant. Je leur ai alors proposé l’option de faire une classe dans la serre; une idée qu’ils ont trouvé intéressante», a-t-elle dit.

Josée Montminy est parvenue à créer dans la serre un environnement de travail agréable, malgré les contraintes entourant la crise sanitaire actuelle.

 «On est dehors, il fait clair même par temps gris, l’air est meilleur et on met de la musique grâce à un haut-parleur Bluetooth. Chaque élève a son propre îlot de travail situé à deux mètres de celui de son voisin. On est bien organisé », illustre-t-elle.

Ses jeunes élèves ont fait des semis dès les premiers jours. «On avait déjà des semences. J’ai aussi acheté différents plants. On va donc expérimenter diverses façons de faire pousser des plants de légumes, de fruits et de fleurs à petite échelle », mentionne-t-elle.

Actuellement, seuls les élèves de la classe de Josée Montminy expérimenteront la serre, construite l’été dernier. Par la suite, l’endroit devait faire l’objet d’un vaste projet entrepreneurial, et ce,  à la grandeur de l’établissement scolaire.

«On s’est fait couper nos plans! Normalement, on devait démarrer la serre au printemps et commencer nos semis au retour de la relâche. Il y a eu la pandémie, alors on a tout arrêté », a expliqué l’enseignante de cette classe originale.

Le projet entrepreneurial devait initialement être chapeauté dès cette année par la classe de 5e-6e année, qui avait entre autres pour mandat de s’occuper de l’aménagement de la serre. Les élèves avaient commencé à regarder des plans pour fabriquer des tables avec des palettes de bois avant que Québec ferme les écoles.

«On voulait que chacune des six classes de l’école, incluant la nôtre, ait un coin à elle, adapté à l’âge des enfants, afin que chacune puisse expérimenter la germination et découvrir les plantes à sa façon. Ensuite, chaque enseignant déciderait ce qu’il montrerait à ses élèves et ce qu’il cultiverait avec eux», a mentionné madame Montminy, qui a souligné qu’à la fin de l’année scolaire, des plants pourraient être vendus et alors que d’autres seront laissés en serre pour que les jeunes du camp de jour en prennent soin.

Finalement, ce sera plutôt l’année prochaine que tout cela verra le jour. «Au moins, mes élèves de 6e année auront l’occasion d’expérimenter un peu le jardinage et de profiter de la serre avant de quitter pour le secondaire. Tous pourront aussi repartir avec leurs plants à la fin de l’année scolaire», a mentionné l’enseignante pour conclure.

 

Source: Le Courrier du sud · Crédit Photo: capture d'écran - Facebook

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