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Trucs et Astuces

Crise du Coronavirus: un Français fabrique des masques avec ses imprimantes 3D

Crise du Coronavirus: un Français fabrique des masques avec ses imprimantes 3D
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Anthony Seddiki est un résident de Burnoy, en France, qui a mis de côté sa passion pour la moto en ces temps difficiles de pandémie, pour utiliser ses ressources afin de venir en aide au personnel des hôpitaux. En effet, avec ses imprimantes 3D, il a eu l’idée de produire des masques de protection pour les offrir aux médecins et aux infirmières qui sont exposés directement au coronavirus, sans équipement de protection suffisant.

Rien ne prédestinait le jeune homme à utiliser un jour ses deux imprimantes 3D à d’autres fins que celles qui avaient motivé sont achat. Mais la COVID-19 a changé bien des projets, partout.

« Participant au Championnat de France de moto en 250 cm3, j’ai acheté ma première imprimante 3D pour produire personnellement mes pièces mécaniques et éviter de me les procurer chèrement dans le commerce. Dans mon travail, j’ai l’habitude de dessiner des objets industriels, je peux donc modéliser tous les accessoires dont j’ai besoin par moi-même », a expliqué Anthony aux médias.

C’est en discutant avec une amie qui travaille dans le milieu hospitalier qu’Anthony a été sensibilisé à la détresse des équipes qui oeuvrent dans le domaine de la santé face à la pandémie. Ces professionnels subissent une pénurie de masques et doivent travailler sans cette barrière sanitaire indispensable pour continuer d’aider la population en réduisant leurs risques de contracter la maladie.

Facebook - Anthony Seddiki

Il a alors voulu trouver une solution à ce grave problème. «En suivant, comme à mon habitude, des forums et des pages Facebook de partages d’impression 3D, j’ai découvert une louable initiative provenant de la République Tchèque, où une entreprise mettait sur un site un plan en open source, et donc libre de droits, pour produire un modèle de masque », raconte-t-il.

Il a lors essayé de fabriquer des masques et les résultats ont été concluants. Il en a fait quelques-uns pour les montrer à son amie et son équipe. « Ce n’était pas grand-chose et pourtant ils étaient si émus que cela m’a donné envie d’en fabriquer en plus grand nombre », a confie Anthony.

Il faut deux heures par imprimantes pour concevoir la partie noire du masque qui sert de support à toutes les autres composantes du masque. Quand cette pièce est imprimée, la page plastique qui sert de visière se met en place très rapidement. «

« D’une production de 4 à 5 masques par jour, je suis passé aujourd’hui à 12 créations quotidiennes, » a dit le jeune créatif.

C’est un bon résultat, mais Anthony Seddikiest conscient que ce n’est pas suffisant, vu le besoin criant partout dans son pays.

«J’ai réussi à réquisitionner d’autres forces vives. Un collègue voisin possédant également une machine lance désormais une impression en même temps que la mienne. Même chose avec un petit jeune en télétravail avec lequel je suis rentré en contact via Facebook en partageant un appel à l’aide sur le réseau social », raconte l’Essonien, qui est bien content de cette petite chaîne de solidarité.

Actuellement, d’ici à ce qu’Anthony et ses partenaires reçoivent de l’aide de nouveaux imprimeurs éventuels, ils parviennent à fabriquer de 15 à 16 masques par jour. « Il faut ensuite sortir pour aller les récupérer chez chacun en bravant les règles du confinement afin d’aller les déposer en finalité aux établissements de soins qui le nécessitent », a-t-il avoué, un peu gêné.

La tante d’Anthony a créé le groupe Facebook Shields - anthony Seddiki - Covid19 pour présenté la démarche de son neveu et les gens commencent à s’échanger des trucs pour réduire le temps d’impression, des plans, etc.

Anthony a aussi été contacté par du personnel de la clinique Claude Galien (Quincy-sous-Sénart) et du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF). « Ils n’ont pas du tout de masque et en ont extrêmement besoin », explique-t-il.

Anthony est à la base d’un touchant mouvement de solidarité, mais il manque encore d’imprimeurs (qui recevront une formation vidéo pour procéder) et d’aide pour la logistique.

« Quelques personnes se sont proposées pour produire, et nous en aurons toujours besoin, mais je manque surtout concrètement d’appui pour la récupération et livraison des pièces confectionnées, surtout par ses temps de restrictions de déplacements », confie le jeune homme.

Sans oublier le manque de matériaux… 

«Il va commencer à me manquer de la visserie pour assembler les masques. Tous les magasins de bricolage sont fermés et les producteurs sont en difficulté. Avis aux Essonniens, si vous disposez de vis CHC M3 et de l’écrou frein M3, n’hésitez pas à me contacter ».

Pour joindre par courriel contact@rgv.fr

Source: actu.fr · Crédit Photo: Facebook - Anthony Seddiki

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