
Si vous avez des symptômes étranges, vous n’avez pas nécessairement la COVID-19. C’est le stress!
On s'est tous et toutes demandé à un moment ou à un autre si on avait contracté le coronavirus...
Depuis le début de la crise du coronavirus, pratiquement tout le monde s’est questionné à savoir s’il avait contracté la COVID-19.
Il y a eu bien entendu les symptômes respiratoires et la fièvre, mais plusieurs autres « bobos » nous ont inquiétés.
Maux de tête ou de ventre fréquents, démangeaisons et boutons, règles irrégulières et très douloureuses…
Selon des recherches scientifiques récentes, tout cela pourrait être en fait des réactions biologiques du corps au stress.
Car nous vivons une période stressante, on ne peut le nier…
Le système biologique de réponse au stress (l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS)) de l’humain a évolué il y a de cela des centaines de millions d’années, afin d’aider nos ancêtres vertébrés à mobiliser rapidement de l’énergie devant une menace pour leur vie, comme lors d’attaques de prédateurs.
À court terme, ce système est très efficace et primordial pour notre survie.

Mais la pandémie dure depuis des mois et on ignore quand elle se terminera. Le système biologique de réponse au stress est donc très sollicité!
Le stress chronique se répercute dans tout le corps et les symptômes peuvent même rajouter une source de stress. Il est donc souhaitable de comprendre comment notre organisme réagit au stress pour trouver des stratégies pour empêcher ce dernier de s’installer.
Quand les animaux sentent une menace dans leur environnement, l’axe HHS stimule les glandes surrénales afin qu’elles libèrent une hormone que l’on nomme cortisol. Le cortisol contribue, avec l’adrénaline, à pomper l’oxygène vers les muscles les plus importants pour permettre à l’animal (donc l’humain aussi) de combattre ou de fuir.
Cette réaction « de lutte ou de fuite » provoque des symptômes physiques comme des palpitations cardiaques et une oppression thoracique, des papillons dans l’estomac, des nausées et des picotements, etc.
L’axe HHS interagit de plus avec le système immunitaire, afin de gérer la suite des choses. Le cortisol est un puissant anti-inflammatoire se liant à un grand nombre de récepteurs de la peau afin d’aider à réparer les blessures et à combattre les infections.
Il ne voit pas de différence entre la menace mortelle du genre des attaques de prédateurs d’il y a des milliers d’années et les sources de stress modernes.
Si, au début de la crise sanitaire, vous ressentiez des problèmes d’estomac ou des palpitations en prenant connaissance de l’actualité concernant la Covid-19, votre corps faisait simplement ce pour quoi il a été programmé. Même si vous n’étiez pas à un réel danger imminent.

Le problème du stress chronique
Si une attaque de prédateur a une durée limitée, la pandémie actuelle dure depuis des mois et peut causer de l’isolement social, de l’insécurité professionnelle ou financière et une augmentation des responsabilités familiales, à cause des écoles et services de garde qui ont été fermés.
Malheureusement, l’axe HHS l’ignore et il sécrète des hormones de stress tout de même. Donc, si on se pense (consciemment ou non) devant une menace constante, l’axe HHS produira continuellement ces substances.
L’un des effets les plus importants de cette libération prolongée de cortisol est la résistance aux glucocorticoïdes. Les cellules du système immunitaire sont alors moins sensibles aux effets anti-inflammatoires du cortisol. Donc, le cortisol engendre une augmentation de l’inflammation dans le corps et le cerveau.
Qu’en est-il des démangeaisons et des éruptions cutanées? Il se peut que les récepteurs de cortisol de la peau ne soient plus réceptifs aux effets anti-inflammatoires du cortisol et qu’il y ait production de substances chimiques qui enflamment la peau.
En ce qui concerne les maux de tête ou d’estomac et les règles douloureuses, il faut savoir que cela peut aussi être le résultat d’une inflammation de systèmes d’organes causée par une activation chronique de ce faeyx axe HHS.
Des symptômes psychologiques, comme par exemple, les sentiments de dépression ou de solitude, peuvent aussi être liés à la libération de substances chimiques pro-inflammatoires engendrée par le stress chronique.
Comment contrôler la réponse au stress
Une bonne proportion de ce qui est perçu comme stressant dans la vie quotidienne actuelle n’est pas liée au risque de contracter le virus de la Covid-19. Ce sont plutôt les changements que les gens ont dû apporter à leur vie qui est la cause. La perte d’emploi ou le télétravail ont modifié nos horaires de sommeil, d’alimentation et d’activité régulant notre horloge circadienne interne.
Demeurer à l’intérieur diminue le niveau d’activité et d’exercices. Plusieurs personnes, en particulier celles habitant seules, ont été isolées de leurs pairs.
Toutes ces perturbations sont liées à la dysrégulation des systèmes de stress et immunitaires de l’organisme et à la libération de substances pro-inflammatoires dans le corps et le cerveau.
La bonne nouvelle, c’est qu’il ne faut qye de petits changements positifs pour réduire grandement le stress.
Maintenir une routine au moment du coucher, se lever et manger à des heures régulières quotidiennement contribue au bon fonctionnement de l’axe HHS et du système immunitaire, ce qui est lié à une meilleure santé générale.
Environ 20 minutes d’exercices modérés suffisent pour réduire l’inflammation et améliorer l’humeur. Par exemple, on peut utiliser des vidéos d’entraînement dans le salon ou aller courir dans le quartier,
Finalement, le fait de discuter fréquemment avec des proches, même à quelques mètres ou par appel vidéo, est excellent pour se protéger des effets physiques et psychologiques du stress.
En cas de détresse, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel de la santé.
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